Archives de catégorie : minéralogie

La mosaïque florentine

La mosaïque florentine, aussi appelée marqueterie florentine est une technique « comessi di pietre dure » qui consiste à découper les éléments d’un tableau modèle créé par un ornemaniste ou un peintre naturaliste dans des « pierres dures » (marbres, pierres fines…) de différentes couleurs et de les faire s’emboîter, extrêmement imbriquées les unes dans les autres, comme les carreaux d’une mosaïque ou les pièces d’un puzzle et de les assembler ensuite en les fixant en contre parement sur un support de marbre. Ainsi sont fabriqués des cabinets, des coffrets, des plateaux de table en marqueterie de pierres fines de différents décors : motifs naturalistes (bouquets de fleurs, fruits, oiseaux), motifs géométriques, paysages, arabesques, divers attributs, ornements issus du modèle original. Cet assemblage d’incrustations à base de couleurs, de nuances, d’ombres crée un effet chromatique très proche de celui obtenu en peinture. 

En 1588, Ferdinand Ier de Médicis fonde à Florence la «Galleria dei Lavori», réputée en Europe pour ses « pietre dure » (pierres dures …à travailler, essentiellement des pierres fines). Naîtra à Florence à la même époque, « l’Opificio delle pietre dure » spécialement dédié à la décoration des tombeaux des Médicis dans la chapelle des Princes de l’église San Lorenzo.

De nombreux ateliers avec différentes techniques de travail se sont créés, à partir de ce noyau, en Italie mais aussi dans toute l’Europe (Prague, Russie, Manufacture des Gobelins..) et vont fournir leurs productions aux différentes cours européennes.

La marqueterie florentine au MNHN

En particulier, trois tables de marqueterie florentine, fabriquées dans les ateliers de Florence sont entrées dans le mobilier royal français sous Louis XIV, autour des années 1660/1670. Elles sont maintenant en dépôt au MNHN.                                           

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25-26 avril Sortie à Bruxelles

Grand Place de Bruxelles. Patrimoine mondial Unesco – Photo en.wikipedia.org

Bonjour à toutes et tous,

Le club géologique propose une visite à Bruxelles le samedi 25 avril et le dimanche 26 avril. Nous avons obtenu, c’est tout à fait exceptionnel, une visite guidée des collections de minéralogie et des nouvelles salles du Museum d’histoire naturelle le dimanche après-midi. Bravo à Michèle. Nous compléterons cette visite guidée par une visite libre des salles consacrées aux iguanodons de Bernissart. Le samedi, à notre arrivée, nous effectuerons un circuit « Art nouveau » dans la ville de Bruxelles.

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Exposition Poterne 2018

 

Actuellement, le hall d’entrée de la Poterne est meublé par 16 vitrines thématiques où sont exposés des minéraux – certaines pièces sont assez exceptionnelles – , des fossiles, des récoltes de fouilles, des moulages d’objets préhistoriques…Située sur le passage des nombreux visiteurs de la maison des Associations de la Poste, cette exposition est une magnifique façade pour le Club. Aujourd’hui 13 de ces vitrines bénéficient d’un éclairage intégré. C’est l’occasion de les découvrir. Voici un aperçu photographique… pas encore complètement exhaustif. 

Remerciements à Daniel et Michel, les artisans des éclairages de 13 vitrines. Travail qui a demandé beaucoup de patientes et minutieuses recherches pour trouver et adapter le matériel électrique. Le résultat est saisissant !

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LES METEORITES

Laurent Grasso

La visite organisée par le club à l’exposition ‘Météorites’ le 11 février 18 a inspiré à Françoise L. l’article suivant :

Tombées sur terre, parfois discrètes, parfois destructrices, parfois, si elles ne sont pas trop grosses dans un trait de lumière (le météore) accompagné d’un grondement de tonnerre (celui-ci dû à une onde de choc à la vitesse d’une dizaine de km/sec, celui-là dû aux frottements intenses dans les couches atmosphériques) : ce sont les Météorites.

En arrivant, elles peuvent éclater, se vaporiser partiellement, fondre superficiellement (à cause d’une température dépassant 2000 °), ce qui les revêt d’une croûte noire plus ou moins vitreuse et brillante : c’est la croûte de fusion.

Chaque année, plus de 20 000 tonnes de matière météoritique entrent dans l’atmosphère terrestre. Ce sont surtout des poussières interplanétaires dont les plus grosses (environ 1 mm) constituent les étoiles filantes. On estime qu’il tombe seulement 5 tonnes par an de météorites dont la masse est supérieure à 1 kg, soit environ 5 000 météorites. Continuer la lecture de LES METEORITES

Une souche de Taxodium silicifiée….

souche (600x800)Alors que les grès de la forêt de Saulx-les-Chartreux (77) ont longtemps été exploités pour fournir les pavés parisiens ainsi que ceux du château de Versailles, la société Chèze, elle, exploite depuis 1965 une carrière de sables de Fontainebleau dans le bois du Rocher, à cheval sur les communes de Villejust et Saulx-les-Chartreux. A cet endroit le sable qui contient 99,9% de silice constitue le matériau idéal pour fabriquer du verre.

En 1985, François Fort et Jean Gardes, 2 membres du club découvrent dans cette carrière et mettent à jour une souche silicifiée identifiée, alors, comme proche de Taxodium distichum (Cyprès chauve) d’un poids de 5 tonnes environ qui sera dégagée, déplacée et installée dans le Jardin des Plantes à Paris devant la galerie de minéralogie du MNHN où l’on peut toujours la voir. A l’heure actuelle, cette souche est plus clairement attribuée à la famille des Cupressaceae qui comprend les cyprès, les séquoias, les cryptomères….

Au cours des années suivantes c’est tout un paléosol de plus d’une centaine de souches silicifiées, datant du Stampien supérieur (- 30 MA) et provenant d’arbres sans doute abattus par une tempête, qui est mis à jour, au niveau du plancher des sables blancs de Fontainebleau. L’exploitation de la carrière est abandonnée au début des années 1990 et le site, classé réserve naturelle – non mise en valeur à l’heure actuelle – est géré par l’association Essonne Nature Environnement.

Pour en savoir plus : compte rendu de cette découverte par J.Géraud ancien Président du Club, photos et articles de presse.

 

Le Bassin d’Autun

defAu programme du vendredi 25 septembre, visites du Museum d’Histoire naturelle d’Autun et de différents sites sur le terrain en compagnie de M. Dominique Chabard, Conservateur du Museum. C’est l’occasion de découvrir la géologie du Bassin d’Autun, l’exploitation industrielle de ses ressources géologiques (schistes bitumineux et houille) ainsi que les fossiles de l’Autunien. A midi nous déjeunerons dans l’enceinte du Museum avec comme point d’orgue les délicieux gâteaux confectionnés par Nadine et M. Chabard réalisera devant nous une expérience de pyrogénation de schistes bitumineux.

Le samedi matin, visite guidée du site de Bibracte, oppidum gallo-romain sur le Mont Beuvray et plongeon dans la vie des Eduens ponctué par un repas d’inspiration gauloise au restaurant du site.

Le samedi après-midi et le dimanche, découverte individuelle de la ville d’Autun : les vestiges romains, les remparts, la cathédrale romane St Lazare et le musée Rolin. Lire le compte rendu.

Lancement d’une activité « Observation de lames minces »

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Le Club vient d’acquérir un microscope polarisant qui sera utilisable par ses adhérents pour l’identification des minéraux contenus dans les roches collectées lors de différentes sorties.

Dominique Rossier, animateur de la Commission Volcanique et des séminaires de pétrographie de la Saga, qui nous a aidé pour cette acquisition, nous a fait dans les locaux du club le mardi 14 avril une présentation de ce matériel et des principes sur lesquels repose son utilisation pour l’examen de lames minces. Il a illustré par des exemples quelques-unes des méthodes disponibles pour la reconnaissance des cristaux et des roches mettant en lumière la beauté des lames observées en lumière polarisée et la nécessité d’une approche intellectuelle rigoureuse et de manipulations précautionneuses. Cette présentation est accessible par les adhérents dans la fiche « Lames minces » de la rubrique « Atelier ».

Le microscope polarisant, une documentation et une boîte de lames minces prêtée par Dominique Rossier sont désormais à la disposition de nos adhérents dans le cadre de l’atelier, rue Brillat-Savarin.

Quinze personnes dont dix de nos adhérents et cinq membres de la Saga ou de l’ACGA étaient présentes et ont pu, à l’issue de l’exposé, tester matériels et méthodes sous la conduite de Dominique. Hélène

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